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Isabelle,

frappée d’un AVC, revient sur son histoire

« Surtout, ne pas baisser les bras »

Ancienne hôtesse de l’air, Isabelle a été victime d’un accident cérébral (AVC) très jeune, à 36 ans. Elle en garde des séquelles avec un bras paralysé et des difficultés à la marche. Aujourd’hui présidente d’une antenne de France AVC, elle parle de son combat pour retrouver une certaine autonomie et réapprendre à vivre.

« Aujourd’hui je suis maman de filles qui ont 23 et 24 ans maintenant. Il y a dix-huit ans, j’ai fait mon AVC. Mon métier, c’était chef de cabine dans les avions, j’étais hôtesse de l’air. Au travail, dans un vol de nuit, je parcourais l’avion et à un moment, je n’ai plus vu du tout d’un œil, comme si l’on m’avait mis la main devant l’œil. J’ai su après que c’était un signe avant-coureur et que j’avais fait un petit AIT, c’est-à-dire un accident ischémique transitoire qui annonçait un AVC. Mais je n’ai pas su l’interpréter.

Mon AVC est arrivé à la maison, un matin. J’étais dans la chambre de mes deux filles en train de les préparer pour les emmener à l’école. J’ai cru que j’allais tomber dans les pommes, que je faisais un malaise vagal. Et puis je suis tombée. » « J’ai uniquement cette image de ma maman avec une bouche tordue, témoigne une des filles d’Isabelle. Je l’ai vu tomber, en fait. C’est là que j’ai demandé à mon papa de venir. »

Isabelle poursuit : « Pour mon premier petit déjeuner en centre de rééducation, on a posé un plateau devant moi. Je me suis mise à pleurer, j’étais décontenancée car tout était emballé. Maintenant, je ne me laisse plus abattre par un petit sachet plastique. Je ne dis pas non plus que plus rien ne me résiste, mais pas loin. J’ai envie de prendre ma revanche sur cet AVC.

Après l’accident, j’ai eu bien sûr plus de temps à consacrer aux autres, parce que, en travaillant, je ne pouvais pas participer à toute la vie de la communauté à laquelle je participe maintenant. Je suis conseillère municipale dans mon village et j’ai repris des cours à la faculté de droit de Toulon. Je suis présidente d’une antenne de la fédération France AVC. C’est un mal pour un bien, finalement. Il faut voir le côté positif, il faut garder espoir et surtout ne pas baisser les bras. Ou plutôt ne pas baisser le bras dans mon cas, puisque je suis une personne hémiplégique. »

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