Accueil - Joël, victime d’accident cardiaque, revient sur son histoire

Joël,

victime d’accident cardiaque, revient sur son histoire

« J’ai dû arrêter mes activités professionnelles, ça a été un gros choc. »

Joël a subi plusieurs accidents cardiaques. Cet homme très entreprenant a dû changer radicalement de vie, mais a su retrouver la sérénité, comme il le raconte.

« Je m’appelle Joël Romeu, j’ai 66 ans et je suis un patient cardiaque coronarien depuis onze ans. La vie trépidante que je menais il y a 15 ou 20 ans faisait que ma santé et ma famille passaient au second plan. Mon rythme d’avant était le rythme d’un commercial, effréné, sans activité physique, sédentaire. Mon taux de cholestérol, que je ne connaissais pas à l’époque, était très élevé, les triglycérides très élevés également, ainsi que la glycémie, c’est-à-dire le sucre. Avec la sédentarité et la cigarette en plus, je réunissais en fait tous les facteurs pour avoir un jour un problème d’ordre cardio-vasculaire.

J’ai eu une espèce de compression dans le thorax, comme si j’avais été pris dans un étau, et un malaise assez violent. Je ne me sentais pas bien. J’ai donc vite, vite consulté. On en a déduit que je faisais, non pas un petit infarctus, mais une crise d’angor. Il s’agit de ce que l’on appelle plus couramment une « angine de poitrine », c’est un problème coronarien. J’en ai eu trois autres par la suite, cinq crises d’angor en tout, cinq dilatations. À l’issue de la deuxième dilatation, le chirurgien et les médecins m’ont demandé de freiner et d’arrêter carrément mes activités professionnelles.

C’était vraiment un gros choc parce que je me pensais indispensable dans mon groupe international. Finalement, je me suis rendu compte que non, que la santé me jouait un mauvais tour et qu’il fallait que j’arrête. Je ne vous cacherai pas que j’ai eu besoin d’un soutien psychologique pendant six mois parce que j’étais complètement « paumé ». Je pensais que je ne servais plus à rien dans la vie. Cette aide a été très bénéfique, puisque j’ai repris conscience, j’ai touché du doigt tous mes problèmes familiaux que malheureusement je n’imaginais pas, mais qui étaient pourtant présents.

J’ai donc décidé de créer une structure associative qui regrouperait des gens comme moi, des patients cardiaques. Nous pratiquons de l’activité physique, adaptée, bien sûr, à notre pathologie, ainsi que des ateliers culinaires d’alimentation et d’hygiène. On fait maintenant vingt heures par mois, cinq heures par semaine d’activité physique encadrée. Et j’ai appris à connaître mon corps beaucoup mieux, à l’écouter et à faire attention. C’est là que je me suis rendu compte que l’hygiène de vie n’est pas un vain mot. Grâce à cette prise de conscience et à ces activités soutenues, ma vie est sereine.

Je suis très heureux de faire jusqu’à 7 kilomètres de marche nordique, de faire des séances d’aquagym, de faire du cardio-training en salle. Et sur le plan familial je suis très entouré, puisque j’ai la chance et la joie d’avoir des petites filles qui m’occupent et desquelles je suis très, très proche. Donc c’est un bienfait : tout ce que je n’ai pas pu faire avec mes enfants, j’essaie de le faire du mieux que je peux avec mes petites filles aujourd’hui. C’est une nouvelle prise de conscience des relations familiales et un bonheur au quotidien. »

Retrouvez nos autres articles sur le sujet :

À l'initiative de la campagne